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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 17:15

Il y a des trucs, si t'es pas au top dans ta catégorie, ça peut vite devenir grotesque.

Prenez l'exemple des pompes à Pelé. Je parle de Pelé le meilleur joueur de foot du monde, Edson Arantes Do Nascimento le gentleman qui a dénucléarisé tous ses adversaire en son temps, puis, qui s'impliqua sincèrement pour l'éducation et l'écologie auprès de l'UNESCO (et tout cela sans jamais filer une dérouillée à son épouse, hein Lilian !).

Quand t'es Pelé donc, tu peux porter sur un terrain de foot n'importe quelle paire de pompes : jaunes, orange façon gilet DDE, bigarrée, c'est pas important, vu que t'as le jeu de jambes et le dribble qui va avec. Si t'as du "ballon", peu importe le chaussant, bien au contraire !

C'est la même chose pour nos deux chouchoux d'Anjou -Marc et Julien-. Si t'as du jus de rasin trop bon parce que tu t'es appliqué toute l'année à la vigne, alors quand tu sors ta quille de pineau d'Aunis, tu peux tout te permette et c'est drole là ou un jus moyen aurait ressemblé à un coup marketing pour bobos en mal d'almanach Vermot.

Et oui, la Brise d'Aunis c'est super bon, pas trop poivré, juste ce qu'il faut de note de Séchuan, un petit gout de framboise, une quille qui dessoife.

Et en plus, j'adore l'etiquette ! Casseeeeez !

Automne-2013 1003

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 16:53

Voilà un gars qui avait appris à travailler droit, puis qui vendait son raisin sur pied  à des cadors du vin nature.

Un beau jour il décide de vinifier sa propre production, et d'aller montrer le boulot à Paname.

Bien lui en a pris !

Ce Touraine, Le Pif de la Piffaudière d'Olivier Bellanger c'est notre vin de l'été : un chenin, sauvignon et menu pineau tout en cristallinité, un des ces blancs qui chatouille le fond des joues et qui a une salinité qui donne envie de reboire et de manger.

Ce qui ne gate rien le garçon  est sympathique et livre lui même ses clients, à l'ancienne quoi !

pif

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 19:36

Michel Gendrier n'a pas attendu la fin du conclave pour élire son François.

Sa cuvée de Cour Cheverny François 1er est un vin de passionné. Le cépage Romorantin étant tardif, sensible à toutes les maladies et long à "se faire" (il est tellement acide dans sa prime jeunesse, qu'il lui faut au moins 6 ans pour s'arrondir), seul les passionnés ne lui ont pas préféré la replantation en sauvignon.

Sur les 90 ha restant plantés en France, Michel en bichonne 17ha.

Et c'est tant mieux car une fois attendu, le romorantin donne un vin gras et tendu à la fois, totalement atypique au niveau des arômes et d'un rapport qualité/prix magique.

Vous avez un doute ? goutez en en !

Les plus dubitatifs se tranformeront en grenouille de bénitier.

 

printemps-2013 0549

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 12:39

... on bouffe ! Normal non ?

 

Des bugnes à la fleur d'oranger pour le "quatre heure", c'est bon et cela occupe les enfants,

 

 

On sort les fonds d'artichaut à l'huile d'olive du Cousin pour l'apéro.

 

On suit avec des poireaux vinaigrette, cuit à la vapeur, vinaigrette émulsionnée à base de jaune d'oeuf.

 

Du carré de cochon, topinambour et petite salade d'herbes arômatiques,

Et une tarte pomme-poire-amandes.

Et avec cela on boit quelques bouteilles de Chenin de Nicolas Réau. Nul n'est censé ignorer la Loire !

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 17:53

Hier midi à la Gazzetta, Jeff Spina et Clément Barraut sont arrivés à l'heure de l'apéro avec les cuvées de Savennières de Clément. Voilà un vinificateur de la trempe des Pffiferling, Nicq et Ostertag, mais en Loire. Après avoir collaboré avec Beaudouin, Le Closel, Morgat, le voilà qui nous fabrique des petites pépites. Un Savennieres peu soufré -5 mg-, le Pitrouillet, très franc, cristallin, iodé, salin,  qui fait saliver et qui a besoin d'un second gorgeon pour laisser l'acidité faire son boulot, avec une petite note oxydative. On goute la même version, absolument sans soufre : incroyable la différence, surtout au niveau du fruit qui s'exprime encore plus. Bien que la première version ne paraisse pas bridée, on a l'impression que quelque chose a été libérée sur cette quille. Qu'on ne me dise plus que le soufre c'est une vue de l'esprit !  Même Marco qui n'est d'habitude pas prosélyte sur les vins totalement sans soufre est scotché par la différence et les qualités de la quille.

 

 

Bon cela fait quand même deux verres qu'on ne recraches pas, trop bon ! Clément dégaine alors la grosse artillerie, la Roche aux Moines, du nom du village où l'on produit ce si grand pinard : imaginez plutot :  sur les contreforts du Massif armoricain, c'est un lieu rare, situé dans un méandre orienté sud-ouest de la Loire (méandre forcé par la qualité du sol de schiste et de granite). La Roche aux Moines est sur ce piton rocheux et les vignes descendent vers la Loire (les vallons se nomment ici des Coulées). Profitant de l'influence Atlantique l'endroit est prédisposé à du lourd. Mais ce n'est pas suffisant, ce n'est qu'un des paramètres qui forme l'écrin.

 

 

La Roches aux Moines est aux mains de "chercheurs", des vignerons pourtant expérimentés mais toujours en quête du "mieux" (voyez plutot Clément qui tente une cuvée absolument sans soufre). L'appellation a aussi un cahier des charges strict : interdiction des désherbants et insecticides de synthèse, rendement faible (30hl/h), vendanges manuelles par tries successives, chaptalisation interdite, élevage de 10 mois au minimum.

Seulement 8 vignerons sur les 22ha de l'appellation, ces gars là savent ce qu'ils ont entre les mains et l'entretiennent.

Tout cela pour dire que ce fut impossible de recracher ce petit moment de bonheur, c'eut été une insulte au boulot de Clément et au bon gout !

 

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 18:22

Voilà comment nous aimons le Cabernet : sur le fruit avec un petit côté "haleine de moine", joyeux et avec un énorme coefficient de picolabilité.


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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 21:04

Il y a quelques années nous avons eu en salle un stagiaire issu des "quartiers". Un sacré bagout et une énergie débordante. Mais entre les rougets barbès et le gratin de belette, ses explications de plat étaient pour le moins décalées et ses débuts difficiles.

Mais Djaffar avait trouvé dans le vin un domaine qu'il voulait explorer. Nous avions pris l'habitude de prendre le temps nécessaire à l'acquisition des bases. Un matin, le voilà qui arrive hilare et qui me demande : "c'est vrai qu'il y a un vin qui s'appelle "le batard" ?

"oui, le Bâtard Monrachet"

"oh lalala (mort de rire) le sale nom, un vrai nom de batard, personne doit en acheter avec un nom pareil".

Un autre jour, on parlait des vins de Loire, je voulais lui faire nommer ce vin d'Indre et Loire à base de chenin, qui peut être sec, moelleux, pétillant. Comme il hésitait, je lui souffle les premières syllabes : " le vou..., le vouvr....."

"Ah oui, le Vouvray Chambertin !"

Djaffar est maintenant Directeur de la restauration dans un grand hôtel de Dubaï. Il a suivi le cursus CAP, BEP et Bac Technique. De passage à Paris pour ses vacances, nous avons diné ensemble la semaine dernière car il voulait en savoir plus sur le vin nature. En souvenir du "Vouvray Chambertin" de ses jeunes années, nous avons débouché -entre autres- un Vouvray sec de Sébastien Brunet, cuvée Arpent.

 

Très peu de sucre résiduel et un ph de fou pour ce chenin sur argile à silex. Pas vraiment Chambertin comme Vouvray, mais super tendu et excellent.

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 14:20

Chez les Grecs -qui ont eu la bonne idée de répandre la vigne partout où ils sont passés-,  Adonis était un beau gosse qui fut aimé d'Aphrodite.

A la Grapperie, seul domaine en Coteau Du Loir situé en Indre et Loir, l'Adonis est l'une des deux cuvées de Pineau d'Aunis de la maison.

Ce 2008 (me semble t-il) gouté chez Pierre Jancou au "Vivant" est comme à la parade : servi aux alentours de 14°-15°, léger, désaltérant, sur le poivre et la framboise, avec une petite touche "sauvage" qui lui donne une personnalité différente des pineau d'Hérédia ou de ceux encore plus atypiques de Chaussard.

 

 

Il nous reste à découvrir l'Enchanteresse, un chenin noir (autre nom du pineau d'Aunis) issu de vignes centenaires et élevé 30 mois. D'après ceux qui ont eu la chance de le gouter, il se rapprocherait de la cuvée Les Mortiers de Chaussard.

Affaire à suivre...

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 16:08

Depuis que Philippe nous à fait gouter le Verre des Poètes à La Robe et Le Palais, nous nous sommes pris d'affection pour le Pineau D'Aunis. On en goute beaucoup.

Dernièrement nous avons reçu en cadeau une bouteille de Belle d'Aunis du Domaine de la Roche Bleue à Marçon dans la Sarthe. Pas "nature" mais un pineau d'aunis très propre et très bien foutu, conforme au plaisir que l'on attend de ce cépage que l'on adore.

 

 

Dans la foulée, on a pas su résister à l'ouverture des deux cartons de pineau d'Emile Heredia que nous avions commandés. Pas le Verre des Poètes, mais son petit cousin, les Coteaux du Vendômois 2010, et c'est déjà quelqu'un !

 

 

Le vin est incroyablement désaltérant et pourtant on le boit sans soif. Il coule tout seul, facilement, sans jamais se rendre compte de ses 13°. Evidemment c'est sur le poivre noir, et c'est aussi ce côté simple qui nous plait. Un vin de soif, noble,  pas flatteur mais sincère.

Un vin que les costauds qui livrent des Pianos d'Aunis à domicile doivent boire après leur effort !

 

Les Pianos d'Aunis, rue du Cochon Duvivier, ça ne s'invente pas !

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 17:38

La BD d'Etienne Davodeau retraçant une année de boulot de Richard Leroy en Coteaux du Layon trainait sur le bureau depuis cet hiver. Tout le monde en parlait cet hiver, j'avais envie de la lire une fois l'euphorie passée. Je l'ai commencé et fini en une seule fois, et j'ai soudain eu très soif. J'ai appelé deux ou trois potes pour savoir ou je pourrais  trouver des vins de Richard Leroy. Epuisé partout bien sur, déjà qu'avec 2 ha Leroy n'avait pas grand chose à vendre, mais avec la BD...

 

 

Je me suis cependant souvenu que mes confrères du Vin des Copains que je consulte fréquemment en avait trouvé à la Cave Delambre -ou Mi Fugue, Mi Raisin-, rue Delambre dans le 14 ème.

J'y file donc dard-dard ! L'endroit vend du vin comme on aime et des CD de musique classique. Beaucoup de références et une ambiance à la cool. On papote, et je pose la question pour les vins de Leroy :

"- Ouais, je crois qu'il m'en reste une à la cave, je vais te chercher cela"

Je repars aussi avec des Juras de Ganevat. Je résiste trois semaines, attendant une bonne occaze et n'en pouvant plus j'ouvre finalement la quille dans la soirée d'hier. Grosse émotion. Le chenin est tendu, minéral, sur des notes de fruits exubérants mais jamais grossiers. Le raisin est mur, le jus sapide. L'ensemble est long et extrêmement précis. Le contraire de la frime.

C'est jubilatoire. Ma plus grosse émotion en blanc en 2012 pour l'instant.

Dès demain j'appelle Mi-Fugue-Mi Raisin pour savoir si il a reçu les 2011 !

 

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