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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 17:41

Jeudi dernier, grosse dégustation chez Rico dans la Cave du Fumoir.

Ca commence fort avec Olivier Bellanger de Monthou sur Cher (contrepétrie possible).

Voila un grand poupon qui fait des vins tellement généreux, dont un blanc qui nous a particulièrement tapé dans l'oeil : le Clos (du domaine de la Piffaudière en Touraine). Sauvignon, chenin et menu pinaut. Une trame saline qui flirte avec des notes oxydatives, beaucoup de tension, ça donne soif !

 

Puis c'est Alex Forge, qui est passé l'automne dernier du Chateau Fontvert en Lubéron au Chateau Marguii en Coteaux Varois. Le Blanc "les Pierres Sauvages" 2012, rolle et ugny blanc nous a fait de l'oeil avec ses arômes de fruits à chair blanche pas putassier du tout. On est en face d'un grand pinard, tendu aux arômes subtiles. Étiquette en papier gaufrée, bouteille bordelaise, tout les détails sont soignés et faits pour plaire aussi à la gastronomie "classique".

 

 

Puis ce fut la beigne du jour : le Domaine des Accoles en Ardèche. Depuis Gilles Azzoni et Mas de Libian, on savait que l'Ardèche avait un terroir. D'ailleurs les Accoles signifie terrasses en occitan.

logo

Situé à Saint Marcel d'Ardèche le domaine de 18 ha est sur de l'argilo calcaire est conduit en biodiversité et est en cours de conversion en biodynamie.

Après 13 années passées en Bourgogne, au Domaine de l'Arlot, voilà qu'en 2010 Florence et Olivier bouscule leurs habitudes et se jette dans une belle et grande aventure : l'installation de la famille et la reprise de vieilles vignes en Ardèche.

Tour de France du matos d'occaz' pour s'équiper et voila qu'en 2011 six cuvées pointent leur nez.

Pour nous ce fut l'éclate totale sur le Rendez-Vous des Acolytes : un pur grenache hyper frais et très fruité, mais jamais compoté. Un bonbon pour adultes.

Pas moins fan du Cab' des Acolyres, un 100% cabernet, très fluide, souple, trop facile à boire.

Et des "grandes" cuvées : Myocenne : grenache et carignan, et Gryphe : un 100% vieux carignan de 60 ans, un vin puissant mais classieux.

Si l'on devait retenir quelque chose du travail d'Olivier et Florence, ce serait ce mélange d'extrême convivialité mélangée à de la justesse et une grande précision dans leurs vins.

 

On était tant sous le charme que l'on complètement oublié de faire des photos...

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 19:53

Dimanche en fin d'après-midi, Tata Iris (la femme de tonton Ramon) m'appelle pour me dire que sa voisine lui a rapporté tellement de cèpes qu'elle ne sait pas quoi en faire. Il fait nuit tôt, c'est humide, il me reste 500 grs de riz Carnaroli après mon passage à Venise, je vois bien ce que je pourrais en faire : un risotto aux cèpes !

Petit détour chez Tante Iris pour récupérer les cèpes. Avec Tonton Ramon on en profite pour se faire "La Petite Gaterie" du Domaine des Griottes en Anjou. Gamay, grolleau, pineau d'aunis. Un anjou léger en alcool comme on les aime, sur le fruit, cerises, un peu poivré, un rien animal,  parfait pour se mettre en ordre de marche avec la Coppa artisanale du Tonton.

 

Automne 2837

 

Sur le chemin du retour j'appelle Didier pour nous aider à manger cette livre de Carnaroli.

Vu que demain tout le monde bosse, on se met au risotto de suite en rentrant.

Je reserve 1/4 des cèpes pour en faire une purée que je mélangerai au risotto. Je fais sauter le reste avec ail, échalottes et tomates.

 

Automne 2844

 

Pendant les 20 mn que nécessite la cuisson du risotto on se tape une bouteille de Provence primeur (oops, un Vin de France pardon !) de Comor, A Ma Guise, du Domaine des Terres Promises. Parfait pour supporter la chaleur de la plaque de cuisson. Un pur jus de raisin fermenté, à fond sur le fruit, totalement glouglou, totalement dessoifant.

 

Automne 2841

 

Bon la quille est finie, et le risotto prêt, il est temps de passer à table.

Là Didier nous sort deux petites bombes, il ne veut pas dire ou il les a trouvées, très fier de lui.

 

On commence par le Côtes du Rhone P.U.R  (acronyme de Production Unique et Rebelle), les Marnes Jaunes. Un 100% grenache de plus de 70 ans, fruité, très droit, avec juste ce qu'il faut de matière. Grosse picolabilité sur l'échelle du Rico.

 

Automne 2842

Puis, cerise sur le gateau pour accompagner le fromage (j'ose pas dire ce que c'était comme fromage parce qu'on est pour la paix des ménages), un Cote Rôtie 2009 du même Cyril Alonso de P.U.R. en macération carbonique. 

Je me demandais l'intérêt de faire des carbo quand on a un joli terroir, et bien j'ai eu la réponse.

Là c'est grandissime. Tout y est : fruité, un rien de truffe, souplesse, élégance. Un vin très racé. On est devant une très grande quille.

 

Vive l'automne !

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 21:35


Discret, c'est le nom de cette cuvée de ce Costières de Nîmes, Terre de Chardons. Discret certes, mais quel caractère !

Il y a une attention  particulière à la texture. En l'occurrence, c'est du velours.

Mai-11 2003

 

 

Une incroyable fraicheur également. Et c'est tellement droit. Mais le plus étonnant c'est la palette aromatique très sud, garrigue et olives. Surtout olives. Tapenade même. Sans jamais tomber dans le vulgaire. Juste un fort caractère, Discret comme le nom de la cuvée, mais revendiqué comme l'excellent choix des quilles proposées au Garde-Robe, rue de l'arbre sec à Paris 1er.


Edition du 08/11/2011 : depuis le millésime 2009 ce n'est plus Julie qui vinifie, (elle est désormais installée en Beaujolais, sur l'appellation Fleurie). Cela n'enlève rien au plaisir que nous avons chaque fois que nous  ouvrons une bouteille de "Discret".

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 18:52

Dimanche 10 avril, je regarde (encore ?!) l'Atlas des Vignobles de France.

Cela fait un moment que je bloque sur la page de la colline des Hermitage.

La colline est décidément bien placée : protégée du Mistral par la courbure du Rhone, orientée plein sud, pas de vis à vis, le soleil la caresse de haut en bas.

 

 

Les Bessards sur l'Hermitage

avril-11 1906

 

Et puis lundi 11 avril, avec Rico, Manu, Quentin et Aymar nous voilà entrain de la gravir cette fameuse colline de l'Hermitage.

Elle est belle. tout en douces courbures. Féminine.

 

avril-11 1888

 

Bloc de Granit sur Les Bessards

avril-11 1900

 

Un premier arrêt à la cabane de l'Oncle. Nous en profitons pour jeter un coup d'oeil à la rive droite du Rhône.

La parcelle des Bessards est propre, légèrement enherbée. Nous dérangeons une perdrix, puis un lièvre (que l'on verrait bien à la royale). Les sols sont travaillés. Heureusement, car exploiter des vignes sur les Bessards -la plus belle parcelle des Hermitages- c'est aussi entretenir et conserver un patrimoine.

 

avril-11 1901

 

Puis nous arrivons à la Chapelle du chevalier Sterimberg qui, selon la légende, rentrant de la sanglante croisade contre les Cathares voulut se repentir en vivant dans un ermitage sur la colline.

 

avril-11 1898

 

Bon, c'est magnifique. Il nous tarde maintenant temps de passer aux travaux pratiques.

Toujours aussi bien accueillis par Bruno,  la maison Delas (une "petite" grande maison) nous ouvre ses portes.

 

Nous goutons l'Hermitage Les Bessards 2007.

Légèrement animal au nez, fruits bien murs en bouche. Cassis, mûres.

C'est incroyablement déjà souple pour un 2007, bien plus que l'Hermitage de la Tourette dans le même millésime que nous avons gouté juste avant.

C'est souple mais puissant. Les tanins se fondent déjà. Pas du tout marqué par l'élevage. C'est droit dans ses bottes. Un brin austère (minéral ?).

Les Bessards c'est LE terroir de l'Hermitage. Et cette cuvée goutait fort bien ce jour.

 

Cela donne envie de manger. Des ris de veau aux morilles.

C'est d'ailleurs ce que nous ferons dans la cour du "Chaudron" à Tournon quelques instants plus tard en finissant cette jolie bouteille. Il fait beau, le vin est bon, la table accueillante, tout va pour le mieux, Alain avait raison avec les Côtes du Rhône.

 

avril-11 1890

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 19:41

Nous partageons avec nos amis de l'excellent blog "Du Morgon Dans Les Veines" le fait que boire "nature" est un acte de résistance.

Et pour rejoindre Tolmer sur l'idée de son affiche "apprenez le geste qui sauve les vignerons", nous avons beaucoup péroré sur ce que devrait être le contenant de base. Nous sommes tombés (assez facilement

finalement) d'accord, c'est le magnum.

Optimisation des gestes d'ouverture, joli flacon, étiquette mise en valeur.

A partir de 3, c'est une évidence. Mais à 2 ?

Test in vivo samedi dernier. Je mets un magnum de Grimaudes 2007 d'Emmanuelle Kreydenweiss au frais afin de pouvoir servir ce Costières de NÎmes aux alentours de 16°C.

Vieux grenaches et carignan, un peu de cinsault.

Didier sort la verrerie de circonstance. Un petit frichti sur la table.

 mars-11 1839

Les Grimaudes est un vin gourmand. Des fruits, des baies, surement apportés par le grenache, mais aussi le coté carné et épicé du carignan. C'est frais, souple, sapide, de la mâche mais pas trop. C'est salin juste ce qu'il faut pour avoir envie d'y revenir rapidement.

Une très jolie texture, velours, typique des vins vinifiés par les femmes. La sensibilité de la vinificatrice arrive  à faire cohabiter le côté solaire et l'élégance.

Arrivés au dessert il n'y en avait plus.

Malheureusement la procédure de dégustation d'un magnum pour 2 ne pourra être validée. Les filles ayant bien vu que cela avait l'air bon, elles ont prélevé deux gorgeons sur la quille. Ce n'est donc scientifiquement pas acceptable.

Chouette, il faudra recommencer !

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 10:52

C'est bien qu'un canard national rende compte du travail de ces vignerons à convictions, engagés, passant les 2/3 de l'année à la vigne, même si cela reste une goutte de vin dans un demi muid, c'est un geste à saluer.

Eric Pfifferling est l'un des 10 plus grands vinificateurs que le monde du vin ait eu dans les 10 dernières années, il n'y a qu'à gouter ses Comeyres, Véjade, Traverses, Terre D'Ombre et Tavel rosé pour s'en convaincre.

 

Les vins de Pfifferling étaient déjà dificilles à trouver, ils vont devenir impossible à se procurer !

 

Lien vers l'article sur le site de libé :

http://www.liberation.fr/vous/01012323491-tavel-ou-la-fraicheur-du-nectar-du-gard

 

L'ARTICLE Libération du 04/03/2011 

Tavel ou la fraîcheur du nectar du Gard

Par OLIVIER BERTRAND Lyon, de notre correspondant.

Souvent, lorsque le vin n’est pas la culture de départ d’un vigneron, l’origine s’accompagne d’un mythe fondateur. Pour Eric Pfifferling, c’était au début des années 70. Il avait une dizaine d’années. Son père, mécanicien, tenait un garage dans un petit village du Gard, à côté de Tavel. Un jour, un bourdonnement lui fait relever la tête. Un essaim d’abeilles venait d’élire domicile sous le toit de l’atelier. On appelle les pompiers pour le décrocher et le père et le fils regardent l’intervention, également fascinés. Quelque temps plus tard, le paternel installe une ruche à côté du garage, avant de revendre ce dernier, en 1976, pour devenir apiculteur.

Son fils s’installe avec lui en 1984. «C’était encore l’apiculture de grand-papa», raconte-t-il. Il y apprend le plaisir de l’élevage, la patience d’accompagner la nature sans chercher à tout prix à la dompter, à la redresser pour obtenir ce que l’on veut quel que soit le climat, le terroir. Les abeilles le sensibilisent à la question des traitements, au goût, aux parfums, à la consistance d’un produit.

Dans le village, son grand-père maternel, paysan en retraite, a entrepris de redresser les vignes abandonnées d’un arrière-grand-père. Quatre hectares disséminés sur quatre ou cinq parcelles, sur le vieux terroir de Tavel. A sa mort, une tante propose à Eric de reprendre le domaine. Il accepte. Son univers olfactif sera passé de l’huile de vidange au vin, en transitant par le miel. Il donne d’abord son raisin à la coopérative de Tavel, avant de commencer à vinifier en 2002. Se sent alors de nouveau éleveur, travaille du vivant. Il laboure ses vignes, limite les traitements au cuivre et au soufre, se prive de ce dernier dès qu’il le peut. Il récolte ensuite le raisin avec le souci de garder le fruit intact. Les équipes vendangent en caissettes transportées jusqu’au chai en camion frigorifique. Il faut que les fermentations démarrent avec une matière assez froide pour que le raisin travaille doucement et que le froid favorise certaines levures, plus subtiles. Les grappes sont versées entières dans les cuves saturées de gaz, elles ne sont pas foulées. La fermentation, dite carbonique, commence alors à l’intérieur même des baies. Une technique apprise de vignerons beaujolais.

Chez Pfifferling, dans ce pays trop ensoleillé, cela donne des vins digestes, pleins de fruit, de fraîcheur. Avec une trame enchanteresse. Une matière pleine et soyeuse, épanouie, qui vous tapisse la bouche. Ses vins s’arrachent désormais, il semble lui-même épanoui, veut que les gens qui travaillent avec lui soient heureux, parce que cela doit bien se sentir quelque part dans le vin. Il entraîne à présent de jeunes comparses, essaime à son tour.

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 20:22

Non content de nous avoir offert une dégustation de 1ère classe (Bourgognes de Mikulski, Domaine Belmont, vins de la fratrie Pithon, Corbières de Maxime Magnon, Vertigo de Thierry Forestier, Cahors du Mas del Perié), Laurent de l'Epicurvin nous a doté d'une demie tuber melanosporum de pleine vigueur aromatique.

Ce qui provoqua derechef un changement dans le menu du 31 décembre. On fera donc pour commencer un Risotto à la truffe. La truffe a passé la nuit enfermée avec le beurre (d'après Damien le patissier de la Gazzetta, le gras fixe les arômes) et s'est mélangée au risotto, rapée via la râpe Microplane. Puissance et finesse. C'était pas mal du tout.

 12-decembre-10 1384

Surtout que l'on avait ouvert un Crozes de chez Dard et Ribo. Comme il faisait froid et qu'il nous tarde d'y arriver, le choix se porta sur la cuvée "C'est le printemps" 09. Une Syrah de printemps sur le fruit, le fruit et le fruit !  Tout cela bien mur évidemment.

Un léger perlant qui fait gazouiller l'ensemble et accentue la sensation de fraicheur. C'est nature. C'est gourmand. C'est maitrisé. C'est tellement bon que l'on se sent à poil une fois que la quille est finie.

Mais pourquoi n'en ai-je pas pris 2 ou 3 ou...plus encore !

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 07:45

Hier, mardi soir, fin de repas au Chateaubriand, on sirote une dernière quille, une Terre d'Ombre de Pfifferling, ça "envoie du frais" comme l'a justement commenté le gars à qui nous avons demandé conseil. Il avait raison, ce pur grenache est frais, fruité, avec un agréable et léger perlant, du jus de raison alcoolisé qui nous donne envie d'être en été.

 

A l'aveugle il serait dificille de dire si c'est son Tavel  (plaisir première catégorie de fruit et de légèreté, un bonbon raffiné, et j'ose le dire, le meilleur rosé du Monde !) ou la Terre d'Ombre.

Cela nous ramène quelques mois en arrière, quand il faisait chaud et beau, que c'est bon !

Je me dis, un brin chafouin, que je suis bien content de connaitre à Paris un resto ou il en reste encore 6 magnums.

12-decembre-10 1306

 

Furent également présents à table et par ordre d'apparition :

Sancerre Akméniné 09 de Sebastien Riffault 

La Clé de sol rouge 09 de la Grange Tiphaine 

Les Glaneuses des Foulards Rouges

et à la fin, Doumez a craqué pour 2 bouteilles de Blanc de Blancs "les Vignes de Montgueux" d'Emmanuel Lassaigne. Pas sur de son choix dans les 10 premières minutes, Le Doumez s'est régalé (et nous aussi) dès que le vin s'est ouvert. Pas du Champagne, mais un VIN de Champagne. 

 

Quelle soirée !

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