Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 18:34

J'ai toujours aimé sentir les eaux de vie. Moins les boire. Trop fort, trop de différence entre le nez et la bouche.

Laurent Cazottes m'a réconcilié en 30 minutes de 20 ans de séparation avec les eaux de vie.

L'artisanat dans sa plus belle expression, du boulot de fondu, au service du fruit et de sa transformation.

Voyez plutot :

Tous les arbres fruitiers des vergers de Laurent sont en biodynamie,"la base",  même les tournesols qui transformés en huile alimenteront les alambics. Chaque fruit a donné lieu à une "recherche" de Laurent pour le guider sur le "meilleur chemin" de l'arbre à l'alambic.

Les poires sont équeutés, débarassées aussi du calice et des pépins. Puis elles sont passerillées pour une concentration des sucres afin de "conserver l'esprit et les arômes des poires" avant d'être transformées en "goutte de poires Williams passerillées".

12 tonnes de poires traitées manuellement. Du délire ! et de la passion et c'est tout cela que l'on retrouve dans le verre.

 

Fevrier-11 1579


Un alcool au service du fruit. Il vient porter haut, très haut le sublime des arômes tirés du fruit. On ne sent pas la force alcoolique tellement c'est parfumé. Un parfum très fin. On a la sensation de croquer dans une une poire bien mûre et juteuse.

Même traitement pour les Reine-Claude Dorée, Laurent les dénoyaute pour éviter le gout d'amande.

la "Goutte de reine-Claude" est tellement parfumée, fraîche, légère que l'on a du mal à croire que le flacon titre 45°.

De la folie douce, difficile d'arracher ses lèvres du verre.


Rencontrer des artisans comme Laurent qui nous permettent de connaitre de tels produits est un pur bonheur. 

Repost 0
Published by levindescousins.over-blog.com - dans Sud-Ouest
commenter cet article
29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 13:04

A un jet de pierre de l'Espagne, existe une appellation mal connue et mal goûté à Paris : Jurançon.

AOC depuis 1936, le Jurançon connaissait pourtant déjà le succès sous Henri IV.

Coincé entre les deux vallées des gaves d'Oloron et d'Ossau, le CLOS BENGUERE mené par Thierry Bousquet va prochainement fêter ses quatre siècles d'existence. Les 4,5 ha de vignes d’un seul tenant, sont plantées (quelquefois sur des fortes pentes) avec du petit-manseng, du gros-manseng et du camaralet.

Mais seul le petit manseng (de plus de 100 ans d'age) entre dans le "Chêne Couché". Vendanges manuelles, plusieurs tris. Environ 80 grammes de résiduel. C'est un vin où explosent les arômes de fruits exotiques, de fruits confits jamais empatants. Une finale très fraîche et un peu sur la menthe donne une envie immédiate d'y revenir.

C'était déjà très bien en face du Roquefort, mais ce fut parfait avec les pennes aux Saint-Jacques de ce vendredi soir.

Janvier-11 1459

Les amateurs de bons produits ne passeront pas par la région sans gouter un autre produit d'exception local : la pêche Roussanne de Monein.

Nous avions comme liquoreux un joli Sauternes, "les Remparts de Bastor", qui va être remplacé par le Chêne Couché dès février, ce qui réjouit Dominic, fan de Jurançon de longue date.

Jurançon est une appellation à (re) découvrir et Thierry Bousquet est un vigneron engagé et passionné qui mérite le plus grand intérêt des amateurs de bonnes quilles.

Les vins de Thierry Bousquet sont en vente sur le site du Domaine à des tarifs équivalents à ceux des cavistes, pour ceux dont le caviste préféré n'a pas encore référencé les vins du Clos Benguere.

Si vous passez par Bayonne, faites donc une visite au Caveau des Augustins, caveau musical dont s'occupe Kevin, plus de 150 références des merveilleux vins que déniche Kevin sont à la carte.

Repost 0
Published by levindescousins.over-blog.com - dans Sud-Ouest
commenter cet article