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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 15:49

Rico du Fumoir et Eric de la Gazzetta que l'on a croisé dans plein de salons ces derniers temps nous proposent de venir à la Gazzetta pour gouter les vins qui les ont fait craquer et que l'on va retrouver sur les cartes des deux Chefs suédois Henrik Andersson au Fumoir et Petter Nilsson à La Gazzetta.
Cela sera donc samedi 31 mars de 16h à ....(au moins 19h) au bar de la Gazzetta, 29, rue de Cotte à Paris 12.
On retrouvera (entre autres) des vins de la Granges Aux Belles, des mise de printemps d'Alsace, des Corbières du Mas des Caprices, des Gamay sans soufre, des Roussillons de Fréderic Rivaton, de David Nivet, de Marc Barriot, des syrah d'Andalousie, des chenins de Loire mais aussi de Catalogne, des Bourgognes de Giboulot, et aussi plein de surprises surprenantes de Marco.
A Samedi donc !

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 09:20

Edition 2012 réussie haut la main !

Le lieu - la Cartonnerie - se prête parfaitement à l'évènement, une ancienne cartonnerie artisanale dans son jus avec une verrière centrale. Joliment décoré par l'équipe du VDMA, on y et bien, les vignerons sont accessibles, on y circule aisément (avant 13h00, après c'était plus compliqué).

Bref, des conditions parfaites pour gouter et découvrir.

Nous commençons par Pierre et Mireille du Mas des Caprices, et regoutons R.A.S aini qu'Anthocyane, un Fitou un plus structuré que  Oufti qui commence à lacher ses coups après un petit élevage.

 

On passe chez J.C Comor pour gouter le nouveau millesime d'Acadabrantesque.

 

On se fait plaisir chez Jean Foilard avec son Morgon de vieilles vignes, le Py.

 

Puisque l'on est dans l'excellence, on s'arrete chez  Vouette & Sorbée : Blanc d'Argile, blanc de blancs non dosé, sur la fraicheur et une minéralité exacerbée. Fidèle, un blanc de noirs vineux à souhait, un rien animal, tout pour nous plaire. Puis Saignée de Sorbée, un joli rosé sur les fruits rouges et la fraicheur. Le plus extraordinaire c'est que bien que ses vins soit casi introuvables, Hélène Gautherot déploie toujours un enthousiasme communicatif à les partager et à les faire gouter.

 

On rejoint Gilles Azam et ses blancs que l'on apprécie beaucoup. Des vins faits avec beaucoup d'application, sur le fruit et la fraicheur. Bien sur on retiendra la cuvée "Les Cousins" assez vive. Les noms de cuvée portent le nom des membres de la famille : enfants, parents, grand-parents.

 

On s'arrête chez J-B Sénat. La Nine 2010 est toujours dans ce style épuré, frais, dense et souple à la fois. Arbalète & Coquelicot semble depuis deux millesimes avoir trouvé sont identité, et ce vin un rien canaille nous fait de l'oeil cette année encore.

 

On se retrouve chez Paul Reder du Domaine des Hautes Terres de Camberousse en même temps que Philippe du Baratin. J'ai l'impression que l'on partageait le même interet pour Le Roucaillat 2009, un assemblage de rolle, roussane et grenache avec ce qu'il faut de gras, de fruit et de fraicheur. Il faut dire que  Monsieur "Pinoteau" s'y connait "un peu"en vin, il n'y a qu'a voir les flacons proposés au Baratin.

 

On garde notre plus belle découverte pour la fin. Clément et Claire Mengus, alsaciens d'origine se sont installé en Cabardes (au dessus de Carcassonne, entre atlantique et méditerranée, à l'extrême pointe de la Montagne Noire, coincé entre les rivières de l'Orbiel à l'est et la Dure à l'ouest) sur un domaine de 15 ha dont 6,5 de vignes, le Domaine de Cabazan.

L'obligation d'utilser pour moitié les cépages méditerranéens (syrah et grenache) et atlantique (cabernet sauvignon, cabernet franc et merlot) sied très bien au terroir et à Clément qui produit ainsi des vins de caractère, dense mais frais et souple.

 

Decembre-11 2976

 

On a craqué sur Les Petites Rangées. Guarrigue, fenouil et griottes, très équilibré, la puissance des 14°C porte les arômes et se fond dans une texture très souple.

 

1800 bouteilles à des prix plus que raisonnables, précipitez-vous !

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 00:06

Charlotte Sénat toujours aux commandes. Le rendez-vous reste dans le 11éme, mais se déplace à la Cartonnerie autour des vins de ses amis. En vrac : Foillard, Breton, Comor, Valette, Jousset.

Présence de la Stoppa et ses blancs de macération comme l'Ageno.

Ne loupez pas  Pierre et Mireille Mann du Mas des Caprices dont nous avons déjà parlé, goutez leur Blanc de l'Oeuf si il est pret et la cuvée Confusion, et plein de nouveaux à découvrir.

 

lundi 28 novembre 2011

La Cartonnerie - 12 rue Duguerry 75011 Paris

Droit d'entrée avec un verre italesse 5 euros

http://levindemesamis.blogspot.com

 

 

 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 15:03

LE VIN EN TETE

2ème édition du Salon des caves du Vin en Tête ou l'on avait pu profiter d'un débat sur "une économie juste pour le vin" animé par Christophe Beau et Michel Augé.

La plus belle sélection de vignerons "Nature" à Paris après le salon de l'AVN du 7 novembre.

Organisation impeccable et possibilité d'acheter les vins aux prix "domaine" et de se les faire livrer !

Si vous n'en faites qu'un, que ce soit celui là. Ne loupez pas un de nos vins préférés : le I Masieri d'Angiolino Maule

Avec un peu de chance Christophe T. vous servira peut-être à boire en tenue de page...

Site sur le salon au niveau des prétentions du Vin en Tête :

http://salon.levinentete.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=2&Itemid=2

Capture d’écran 2011-11-03 à 15.02.08

 

SALON DES DEBOUCHEES

Pour mon copain DZ, emmigré lyonnais depuis plus de deux ans, fromager de son état, un salon à Villeurbanne avec beaucoup de vignerons que l'on aime beaucoup : Axel Pruffer, Loïc Roure (entre autres). Le 20 novembre.

 

www.lesdebouchees.com

Capture d’écran 2011-11-03 à 14.59.49

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 10:33

J'ai eu la chance d'être présent quand Pierre du Domaine Bernhard et Riebel, fils de Cecile Riebel et de Robert Bernhard, est venu nous faire gouter ses vins.

Comme tous les alsaciens, il est extrêmement sensible aux différents terroirs de son domaine et privilégie les sélections parcellaires, même micro-parcellaires.

Nous avons eu le bonheur de goûter un Riesling Rittersberg millésime 2003, qui gardait encore une incroyable fraîcheur pour ce vin produit une année de canicule. Les sols de mica lui donne une incroyable minéralité.

Nous avons également gouté un Riesling Coteaux du Haut Koenisbourg, très typé, très marqué, très puissant. Ce 2009 peut sûrement attendre quelques années. Nous non !

 

La cave du Fumoir est décidément un lieu de rencontre. A peine avions nous commencé à gouter les "Alsaces" que Jean Sébastien Marionnet, fils d'Henry Marionnet du  Domaine de la Charmoise venait se joindre à nous. Toujours aussi élégant, Jean-Sébastien, gentleman farmer ligérien allait nous faire partager sa passion pour ses vignes et les vins qu'ils en tire.

Qu'on ne s'y trompe pas, sous la passion de Jean-Sébastien, il y a beaucoup de technique, de curiosité et d'amitié. Ce qui lui permet de produire -entre autres bonnes choses- un incroyable canon de copain sur le fruit, sans aucun soufre ajouté, une quille totalement glou-glou, d'une picolabilité de 9,5 sur l'echelle du Rico qui en compte 10.

Tri manuel exigeant, issu d'une carbo, le Touraine Gamay est léger et réjouissant. Le vin est droit, impeccable et joyeux. Un petit moment de bonheur.

 

Automne 2809

 

On se demande bien pourquoi les bistrots "nature" qui fleurissent ne l'ont pas plus adopté, car le flacon joue dans la même division que ceux de la Grange aux Belles, du Domaine de l'R, et tant d'autres.

Ne me dites que c'est à cause de la sage étiquette, ce serait ballot....

Déja goûté mais toujours aussi apprécié, la cuvée Vinifera. Un Gamay franc de pied préphylloxérique qui est déjà en soi une rareté. Mais ce ne serait pas suffisant pour satisfaire notre "jardinier". Il ne suffit pas d'avoir les bonnes peintures pour produire un tableau. Un concentré d'arômes de fruit (cerises noires bien mures) et beaucoup de fraîcheur. On boit avec félicité un morceau de notre histoire viticole.

Jean-Sébastien nous tient en haleine en nous parlant de la plus vieille vigne de France, une parcelle de romorantin plantée en 1850, la parcelle des Cailloux*, qu'il a utilisé pour une sélection massale, qu'il nous fera déguster lors de notre prochaine rencontre.

C'est quand ????

*(Un vin existe issu de la parcelle initiale de 0,36 ha, le Provignage, 1500 bouteilles les bonnes années).

 

Olivier Pithon. L'animal se fait rare à la capitale. Il préfère ses paysages de la vallée de l'Agly. Autant vous dire que l'on était ravi de rencontrer enfin l'homme qui se cache derrière les Laïs, Pilou, D18 et le Clot. Un gars qui fait de tels vins nous intrigue.

Frère de Jo Pithon qui a beaucoup fait pour les vins ligériens, Olivier, lui, s'est installé dans le Roussillon, à Calce (patrie de Gérad Gauby et Jean-Philippe Padié). Un peu parce que le foncier y était abordable, et beaucoup parce qu'il semble qu'il soit tombé amoureux du coin. Depuis le 3 janvier 2001, jour de ses premières tailles, il a beaucoup bossé. Il a replanté certaines parcelles, est passé de la chimie à la biodynamie, a racheté d'autres parcelles (Le Clot, incroyable vin qui n'existe qu'en magnum, issu de très vieux carignans de 110 ans destinés à l'arrachage qu'Olivier a sauvé).

Avec les Laïs rouge et blanc on est en terrain connu puisqu'on les pratique avec le même plaisir depuis un bon moment.

Le Rouge 2008 est très frais avec une final sur le fruit tout en douceur. Le léger élevage commence à se fondre et les tanins sont assez fins. Le Blanc 2010, grenaches gris et blancs, maccabeu, est sur les épices, frais, un léger côté oxydatif (du au Maccabeu ?) vient donner un côté polisson au vin. C'est un grand blanc, fait pour durer.

 

  Olivier et son ami Laurent de l'Epicurvin

Automne 2793

 

Le Pilou, issu de vieux carignans de plus de 100 ans est une dentelle, du travail d'orfèvre. Des tanins très fins et un fruit élégant, en font un vin d'une très grande noblesse.

Comme on est maudit et pour la 5ème dégustation des vins d'Olivier de l'année, nous ne pourrons pas gouter à la D18, encore absente du plateau ! Il va falloir que l'on se déplace !

Un petit rappel sur la FANTASTIQUE cuvée Le Clôt, à lire ici.

 

Olivier repart à Calce. Du travail l'attend. Il va replanter : "si on veut que mes petits-enfants fassent du Pilou, il faut que je leur plante des vignes".

 

Alors, le vin, une histoire de famille ?

 

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 14:57

Cette fois encore j'ai eu la chance d'être convié à gouter la nouvelle carte des vins de Rico au Fumoir.

Commençons par la révélation, un petit Côtes de Bordeaux propre, goutu et joyeux fait par Jérémy Illouz, un bordelais qui n'a pas pour unique pensée "quel 4x4 vais-je m'offrir en fin d'année ?".

Allez, j'exagère (à peine), mais ce Petit Campet 2010 est un vrai vin de copains comme on peut en trouver en Loire et ailleurs, pas d'autres prétentions que de nous faire plaisir sur un bout de comptoir.

 

campet

Premier millésime réussi.

Une trouvaille de Sylvie Chameroy, notre marchande de bonheur avec Danièle Géraut.

 

Puisque l'on parle de se faire plaisir, Rico à aussi fait rentrer l'Hurluberlu de Sébastien David, un Saint-Nicolas de Bourgueil en macération carbonique qui dessoiffe. Nature et un rien sauvage, on adore !

 

hurlu

On file plein sud pour les nouveaux "Vins De France", anciennement  "vin de Table".

C'est pas pour être contre le changement, mais je trouve que l'appellation "Vin de Table" avait une certaine classe dans la simplicité de la dénomination, une sincérité que je ne retrouve pas forcément dans "Vin de France". Je serais même pour l'apparition de l'appellation "Vin de Comptoir" ou "Canon de Copains". Cela aurait l'avantage d'être très explicite.

Bref on goute les vins d'Henri Milan à Saint Rémy de Provence, présentés par Théo Milan lui même.

D'abord Le Grand Blanc 2009, les "Dent du père". Assemblage de roussanne, rolle et muscat à petit grain. Une bombinette ! C'est solaire, vif, ample et incroyablement long.

 

lgb

Puis la Cuvée Sans Soufre Ajouté, du pur jus de raisin fermenté, grenache noir, syrah, mourvèdre et cinsault. Grosse densité, beaucoup de mâche tout en restant frais. Un rien de réduction à l'ouverture qui va disparaitre au carafage, un peu animal. Pas seulement un canon de copains, plus complexe qu'il n'y parait. Tout ce que l'on aime !

La beigne arrive là ou on ne l'attend pas. Théo ouvre Le Jardin, un 100% merlot de 2010 incroyablement droit, très pur, souple, gourmand. C'est grand !

 

On discute avec Théo en fin de dégustation, et on s'aperçoit qu'il a gouté récemment la Niña de La Grange aux Belles. Ni une, ni deux, comme Rico en a fait rentrer pour sa carte d'automne, on en ouvre une et en grignotant un peu de Saint-Nectaire fermier, on se la siffle. Quant à Quentin, il reste sérieusement accroché au Papillon Rouge (la Cuvée Sans Soufre ajouté d'Henri Milan).

 

ssa

On reste dans la zone avec la cuvée "Martine" 2007 du Domaine de la Réaltière en Coteaux d'Aix. Tout aussi nature mais dans un autre style plus policé. Pas de surextraction, mais une bouche de cerises très mures portée par de la fraicheur. Super gourmand. Joli texture.

 

photo

 

Laurent Marre qui était parmi nous, et pour cause, nous a fait gouter un petit bijou d'Olivier Pithon à Calce : Le Clôt, pour le Clôt d'en Olby (le vallon de l'oubli)

 

clot

Olivier a racheter un Hectare de très vieux carignans noirs agés de 110 ans plantés sur schiste. Petit rendement (20hl/ha comme grand max) et des tanins d'une finesse incroyable. C'est assez puissant et porté par de la fraicheur.

Le Clot n'existe qu'en magnum (200 env. par année), la photo, c'est juste un "échantillon" que l'on s'est ... arraché !

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 20:59

 

 On s’était pourtant promis d’être un peu organisé.

En face ils étaient plus de 150 et méchamment armés…


  La Dive par l'entrée des artistes

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Puis très vite, dans les dédales des grottes du château de Brézé, les passages se sont faits de plus en plus secrets, tortueux, et pour finir on courrait partout comme deux mômes façon guerre des boutons, pinotant par-ci, morgonant par là, regoutant pour le plaisir en oubliant de recracher.

 

Les "Stands" des vignerons

Fevrier-11 1475

 

Axel Prüfer du Temps des cerises, en Languedoc, nous a gentiment  ouvert le feu avec sa "Peur du Rouge", un joli chardonnay bien radical et croquant de pomme verte, suivi par « Un Pas de Coté », (merlot et grenache), puis son « Fou du Roi », (cabernet, cinsault et grenache). Ses rouges nous ont semblé bien à son image ; subtils et pleins de fraîcheur. Pas compliqués mais pas si simples.

 

Loïc Roure du Domaine du Possible en Roussillon était en face, tant mieux. Dire que nous l’avions raté il y a quelques années à Paris, on s’est finalement plutôt bien rattrapé ; son  "Cours Toujours" très maccabeu bullait joliment sur la langue. En rouge "C’est pas la mer à boire "(grenache, carignan et syrah) nous a laissé des longueurs de cassis ? de kirsch ? de mirabelle ? Son "Charivari", aussi, en pur carignan, nous a chahuté un brun ; encore tendu mais déjà soyeux. "Tout bu or not tout bu" (syrah, Carignan) ; Du bonbon pour les copains.

Au final une "Herbe tendre" issue de carignan et de syrah, un rosé pétillant qui donnait envie de s’étendre…

 

On a ensuite rejoint (je ne saurais dire comment) Laurent Herbel et ses douceurs angevines, avec en blanc "La Pointe"(2008), un beau chenin sur les poires bien mûres, léchouillées dans un sous-bois. En rouge la cuvée "Sylvestre" (cabernet franc et cabernet sauvignon) se voulait disait-il sans prétention. On serait prétentieux à moins, nous sommes nous dit ; de la cerise fraîche en pomme d’amour.

 

Toujours en Loire Catherine Breton a alors repris les choses en main. D’emblée quelques belles gorgées de « Ritournelle », un cabernet franc vinifié comme un rosé, nous ont repapillonées les neurones, nous étions mûrs pour son Vouvray, en blanc, un chenin vieille vigne sur les fruits surmuris, et puis pour ses Bourgueils :

La cuvée « Dilettante », toute florale en violette, puis son  « Avis de vin fort », plus noisettes et noix, « les Galichets », enfin, les mêmes noix mais chauffées, avec des retours de foins couplés de menthe fraîche,

pour finir avec sa « nuit d’ivresse » aux tanins chauds et ronds. ET en plus de tout ça, une belle affiche de Michel Tolmer, qui trône désormais à l’entrée de notre cave.

 

Screenshot 1"Apprenez le geste qui sauve les vignerons"

 

Là on a vu qu’Olivier Rivière était miraculeusement disponible. Le phénomène aux mains de magicien nous a très élégamment reçu, et patiemment, chaleureusement, a débouché une à une ses Rioja en racontant son quotidien "d’expate" au beau royaume d’Espagne.

Son blanc "Jequetiba", maccabeo et malvoisa, fût une belle entrée en matière, en rouge le "Rayos Uva", tempranillo et grenache, s’annonce toujours aussi suave, et droit. Proche mais plus pétroleux, et surtout plein de fraîcheur, son "Gabacho".  Une belle accroche aussi avec le "Ganko", en pur réglisse, et "l’Alto Retondo", en pur grenache lui, avec une je-ne-saurais-dire-mais comme une sorte de p’tite touche de citronnelle derrière qui m’a titillée longtemps. "L’ El Quemado", aussi, au boisé plus vanillé, sur des fruits rouges assez mûrs, a su nous durer sacrément dans les joues.

 

Fevrier-11 1483

 

En remontant à droite- ou à gauche- en tournant le dos à l’une des portes d’un des coté, je crois, enfin il commençait à faire nuit en tout cas, on a rejoint Marcel Richaud en Rhône, pour deux beaux rouges bien concentrés : Son « Cairanne », tout en mûres compotées, et réglisse, puis « l’Ebrescade », un chouille plus animal.

 

Pour le plaisir on a rejoint le Domaine du Jonc Blanc de Monsieur Frank Pascal, à Bergerac, on a regouté « les sens du fruit » qui tient toujours la route, puis sa cuvée « Acacia », sauvignon et sémillon, qu’il travaille 24 mois en barriques en pratiquant la solera. Chouette découverte, miellée à souhait au nez, super droite en bouche, avec une jolie salinité salivante et des fruits exotiques. En rouge son »Classik », merlot et cabernet sauvignon, développe des beaux tanins charnus, et sa cuvée « El Nino », plus cabernet, très soyeux, bien rond, avec un fond de pruneaux.

 

Stairway to heaven (vers les Languedoc)

Fevrier-11 1482

 

Avec Georges Descombes, en Beaujolais, ça s’est accéléré sécos, comme on dit chez moi, le fiston avait la patate et coup sur coup on a révisé tous les crus à la chaine comme à la vieille d’un oral, Régnier-Moulin à Vent-Morgon-Chirouble, etc…pour suivre le rythme on se crachait à tour de rôle sur les chaussures, ils étaient tous intéressants et bons mais au bout du compte, influencé peut-être par la lecture de René Fallet, la préférence est allé au générique, un bon beaujolais 2009 sans prétention qui nous a monté comme un sourire.

 

Fevrier-11 1489

 

En soif de bulles, de vraies, on a roulé jusqu’au tonneau d’Hélène Gautherot, du Domaine Vouette et Sorbée, qui présentait ses vins de Champagne introuvables, hors vente, hors concours, hors stock, hors-la-loi, bref hors du commun mais pas hors-sol du tout. « Blanc d’argile », un blanc de blanc 2007 ultra-minéral, avec ce qu’il faut d’agrûmes et de pomme verte, presque un Chablis de Beru à bulles, et bien fines. La cuvée « fidèle » ; Un pinot noir 2008 bien mûr, qui a goûté un peu tendu à l’attaque mais s’est vite épanoui sur l’amande et l’abricot.  Puis le « Saignée de Sorbée », rosé de saignée donc, vineux, puissant et plein de fraîcheur.


  En sortant des caves de Brézé

Fevrier-11 1494

 

Plus loin une joyeuse et jolie tête blonde qui dépassait sur le monde nous a fait comme un phare ; on s’est laissé guider, et Fanny Sabre nous a reçu. On comprendra que je n’ai plus rien noté. Son Savigny les Beaunes, son Meursault, son Volnay (2009 pour les trois) nous ont en gros gatés de droiture, de fraîcheur et de précision.

 

Voici pour ce dont on se souvient. La Dive c’était bien.


Je crois qu’on est rentré en train.

 

 Casse-croute dans le TGV

Fevrier-11 1474

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 20:11

Comme tous les deux mois, Rico à bouleversé sa carte des vins au Fumoir. Plein de bonnes choses et déjà le printemps qui s'annonce.

Petites notes destinées à ses collègues en avant-première.

 

Dans les rouges :

- Un Cheverny (Loire) 2008  cuvée « le Pressoir » de Michel Gendrier 

Un vin d’emblée plein de fraicheur, facile, franc. Mais quand même plus Pinot noir que Gamay, alors du fruit bien sûr, des cerises, des framboises mais aussi des notes de cuir, de fumé.

Michel Gendrier ne fait pas de bruit, mais produit des vins impeccables.


IMG 1514


 

- Un Moulin à Vent 2009 (Beaujolais) cuvée « Les Trois Roches » du domaine du Vissoux, de Pierre-Marie Chermette

Un autre classique mais toujours aussi élégant.

Un nez enivrant de cassis, de fraises à la crème, de violette. Une bouche de fruits rouges, suave et longue.

Au final une p’tite touche de moka.

 

IMG 1523

 

- Un Minervois 2008 (Languedoc-Roussillon) du Domaine du Loup Blanc : Le « Régal du Loup »

Cépages : grenache, carignan, syrah

Nicolas et Carine, les jeunes vignerons du Domaine du Loup Blanc réussissent toujours, peu importe le millésime, à produire des vins impeccables.

Parfaitement équilibré, sur des arômes typiques de garrigue, de mûres, de framboise, d’épices  et de bleuet, rehaussés par des touches de réglisse. La bouche est fruitée, pleine et enveloppante, les tanins élégants et racés.

Un vin gourmand, réglissé, plein de soleil, épicé et fruité.

 

IMG 1513

 

- Pic-Saint-Loup 2008 (Coteaux du Languedoc) cuvée « le Rollier » du Mas Foulaquier

Dominante de fruits noirs très caractéristique.

Minéral, réglissé, frais, équilibré.

Tanins soyeux et arômes de garrigue. Un vin comme Blandine : doux dehors et beaucoup de caractère à l'intérieur. Un vin de "détermination", goutez les vins de Pierre et Blandine, vous comprendrez.

 

IMG 1511

 

Pour les Blancs : 

- Un Anjou 2009 (Loire) de René Mosse

C’est du Chenin, c'est du subtil.

Le vin reste sec, porté quand même par de l’acidulé. Un nez incroyable de pommes  et de poires bien mûres. Un chouille calvados.

Une pointe de gaz (on parlera d’un léger perlant) à l’ouverture, de la p’tite bulle qui gazouille et chatouille en fraicheur…Une pureté s’ensuit, et tranche même dans l'ensemble !.

 

IMG 1524

 

"Laïs" 2009 d'Olivier Pithon - VDP Côtes Catalanes 

Maccabeu, grenache blanc et gris.

Après avoir travaillé avec Gérard Gauby, Olivier Pithon s'est installé à Calce.

Le nom vous dit quelque chose ? Oui, c'est bien le petit frère du Grand Jo Pithon qui officie en Loire.

Olivier produit -entre autres- ce joli blanc plein de douceur mais avec un gras assez "cristallin".

Floral, minéral, soyeux, facile d'abord, mais bien plus complexe qu'il n'y parait.

 « Laïs », c’est le p’tit nom de la vache du Domaine qui fournit une partie de l'engrais.

 

IMG 1518

 


 

Un" Gaillac  9002" (Sud-Ouest), la cuvée « Zacmau » du domaine des Causses Marines, de Patrice Lescarret

Cépage : Mauzac

 Un VDT. Un vin de table. Refusé à l’agrément  par les pistoleros de commission d'agrément « Gaillac »  parce que « non-conforme à l’appellation ». Tant mieux car en effet, rien à voir avec les autres Gaillac blancs. Ici, les vignes vieilles de 70 ans ont  pris tout leur temps pour se frotter à la terre. 

Met en joie intense comme son cousin le "Zacpro" mais ne s'achète pas en pharmacie

Notes de fleurs et de miel.

 

IMG 1516


 

- Un Cour-Cheverny vieilles vignes 2005 (Loire), cuvée François 1er de Michel Gendrier   

Cépage : Romorantin

C’est LE cépage des Cour-Cheverny (à coté de Blois). On ne le trouve nulle part ailleurs au monde (il en reste 60 ha de planté !).

Abandonné car plus fragile et plus difficile à travailler que son  magnifique cousin le Chenin (se récolte tard, sensibilité à la pourriture grise).

Ce qui est rare se mérite, le travail des vignerons qui osent le Romorantin est à la hauteur des risques et de leur implication.

Une grande fraîcheur très minérale, puis des fleurs blanches. Dans le fond du creux des joues un peu de noix, on pense presque aux vins de Savennières. 

C'est un vin qu'il faut savoir attendre. Le 2005 commence à se laisser gouter.

L'incroyable rapport prix/plaisir de cette dégustation.

 

IMG 1519

 

Et aussi...


L'arrivée du Lalande de Pomerol de Jérome Aguirre du Château Haut-Musset.

Ce jeune vigneron travaille comme œnologue-conseil et produit proprement pour son compte  avec une incroyable passion, chose rarissime dans le bordelais.

Son Lalande est un beau bouquet de fruits rouges, avec un boisé léger au service des tanins, légèrement animal.

Si il ne devait y en avoir qu'un, que ce soit ce vin de Jérôme Aguirre.

5000 bouteilles par an.

Une découverte conjointe de Danièle Gérault et Nicolas.


 

Fevrier-11 1536

   

- Le Morgon 2009 Côte de Py de Jean Foillard

Un "vrai"  beaujolais  sans traitement chimiques ni levures aromatiques qui fait du bien à l'ensemble de l'appellation (s'en rendent t'ils compte ?)

Peu importe, Paris a toujours eu une relation spéciale et étroite avec le Beaujolais et Jean Foillard l'entretient (il livre lui même ses clients, comme c'était le cas dans les années 50-60 quand les vignerons récupéraient les bouteilles à chaque passage)

Du Morgon comme on en buvait à l'époque de "Du morgon dans les veines" de René Fallet.

C'est droit, c'est gourmand. Un vin qui provoque beaucoup d''émotion. On ne s'arreterait jamais d'en boire tant c'est gourmand.

Même en magnum, les Côte de Py de Foillard sont trop vite finis !

IMG 1522

 

 

 

Chateauneuf Du Pape Vieilles Vignes 2007  du Château De Villeneuve de Stanislas Wallut. 

Cépages principaux : grenache, syrah, mourvèdre. En Biodynamie.

Et  contrairement aux grosses maisons, il s’agit là de la véritable expression du terroir, les sols sont cultivés et non pas traités. Stan se permet même de ne pas sortir un millésime si le raisin ne lui convient pas. Vin rare.

 

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 13:21

Après l'excellent salon du Vin en Tête au 80 quai de Jemmapes de la semaine dernière, nous voici partis en meute au salon Vignerons en Seine sur la péniche Mélody amarrée en face de la TGB.

 

L'adage snob et parisien (pléonasme ?), "le Macon ? c'est pas bon !", nous conduit à commencer par présenter nos hommages aux  Mâcon et Viré Clessé de Thevenet.

Son Mâcon villages est ample et riche avec beaucoup de gras. l'ensemble est très équilibré, même si un poil d'acidité ne nuirait pas à la quille.

Acidité bien présente sur le Viré Clessé 07 qui en fait un grand vin de chardonnay, ciselé, persistant et bon marché (12€) compte tenue de la qualité.

Le Domaine du Bongrain 04 monte encore d'un cran dans la qualité avec des arômes fondus qui lui donne une sacrée élégance.

"Le mâcon c'est pas bon !", ça, c'est trop c.. !

 

Nous voilà avinés et prêt à attaquer les vins d'Henri Milan.

Le Grand Blanc, pour commencer porte bien son nom. Bien moins simple qu'il n'y parait. Puis la cuvée "sans soufre ajouté".

19Ce qui prouve que C'EST POSSIBLE tout en faisant très bon.

D'ailleurs on apprend qu'à compter du millesime 2010, toutes les cuvées seront sans soufre ajouté. Et enfin "le Vallon", tout en rondeur et fraicheur.

Les Baux bios, c'est du beau bio !

 

Déception chez Olivier Pithon ! La D 18 manque à l'appel, bloquée on ne sait ou à cause des prévisionnistes de France Météo. On rêvait tellement d'en gouter ! Pas grave on se venge sur le Laïs blanc 09, toujours aussi bon, un mélange réussi d'oxydatif léger, de bois totalement fondu (pourtant on est plutot revêche au bois d'habitude), de notes florales et, grenache oblige, un léger côté beurre frais.

 

LAISB2009Du coup on découvre le Laïs rouge 08 (on dit LE Laïs car on parle du vin, mais c'est en fait le nom de la vache du Domaine).

C'est concentré et complexe. L'élévage est si discret que l'on pourrait passer à côté, il est parfaitement au service du raisin. Belle sensibilité d'Olivier Pithon.

Toutes ces bonnes choses nous ont presque fait oublier l'absente du jour, objet de nos phantasmes, la D 18, mais PRESQUE seulement !

 

On essaie d'accéder aux vins de Frick, mais trop de monde, on remet à plus tard notre visite à l'est.

On file dans le sud-ouest pour prendre un plaisir fou à gouter le Zacmau des  Causses Marines. Finement appelée ainsi grâce à son cépage le....mauzac qui, travaillé par Virginie et Pierre Lescarret donne ce blanc très légèrement oxydatif mais avec une jolie profondeur portée par de la vivacité.

J'ai entendu Pierre dire qu'il mettait une nouvelle procédure de vente aux restaurateurs, il ne vend qu'à ceux qui viennent bosser au domaine. A bon entendeur....

Cela me rappelle le sujet du colloque animé par Christophe Beau, spécialiste international de la piñata, (Domaine Beauthorey) et François Morel (le Rouge et le Blanc) avec pour théme : "une économie juste pour des vins vivants". Espérons qu'une synthèse sera disponible sur le site du vin en tête, je vous invite à leur demander. (www.levinentete.fr).

 

On retente le coup pour les vins de Frick, on insiste un peu, mais trop inconfortable pour déguster, on remet à plus tard la visite et on se dirige vers un de nos préférés du moment : Jean-Christophe Comor du Domaine des Terres Promises.

Installé depuis 2003 sur la Sainte-Baume.

Voilà l'occasion de gouter autre chose que son friand "A Ma Guise", nom de cuvée justement inspiré du poeme de Baudelaire (goutez, lisez, et tout deviendra clair), et l'altier "Abracadabrantesque" qui nous ont déjà conquis.

Nous goutons "L'amourvedre", justement décrit par jean-Christophe comme "une femme méditerranéenne, grande, avec une taille fine et des épaules larges, mais surtout avec un port de tête haut et fier".

Et en plus c'est vrai !

Puis "La Chance", du nom de la parcelle ou les jeunes vignes de mourvedre, cinsault et grenache donnent un vin qui doit encore se faire attendre avant de lâcher ses coups.

 

 

 

 

 

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