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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 15:23

On s'est croisé plusieurs fois dans l'année écoulée. On a déjà dit le bien que l'on pensait du boulot des Bongiraud ici lors des Vendredis du Vin #42. Si tout goute très bien, de l'Obecanje (la promesse) sur des gamay manchot petit grain au Poema (issu de Riesling, Tamjanika blanc, Muscat Ottonel Gracevina), blanc iodé, minéral et énergique, le vin qui nous a bluffé y compris Marco (voir ici et naviguez jusqu'à Marco), d'habitude revêche aux vins "exotiques", c'est le Tajna (le secret en serbe). Du cabernet sauvignon vinifié  et élevé à la bourguignonne. Un fruit énorme provenant de raisins arrivés doucement mais pleinement à maturité, une présence en bouche longue comme un baiser de cinéma, une texture souple et soyeuse, bref, un vin hyper chic. Un vin de grand terroir. D'après Cyrille, la qualité des raisins vient du sous sol calcaire qui retient l'eau et permet lors des étés très chauds d'atteindre tranquillement une maturité sans que la vigne ne souffre. Ça et un certaine "touche" non ?

Les Bongiraud se plaisent à faire revivre ces terroirs d'exception en achetant les raisins aux cultivateurs locaux, un moyen de préserver leur savoir faire.

Les vins de la Fancuska Vinarija, des grands vins de grand terroir à Rogljevo en Serbie

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 14:36

Les vins de Léia Monne sont comme elle : un ensemble de sagesse et de convictions joyeuses et harmonieuses. Nous buvons les vins du Clot de l'Oum (vallon de l'orme en catalan) depuis des années sans jamais avoir rencontré celle qui est au commande.

Pour Léia et Eric -son compagnon de Route- le Clot de l'Oum est une aventure commencée en 2001 avec la première vendange. Nous avons été fans immédiatement après l'avoir gouté de la Compagnie des Papillons 2003. C'est le vin qui nous a fait prendre conscience de la nécessité de boire "autrement" et qui nous a convaincus que le Languedoc-Roussillon recelait de pépites viniques bien éloignés des clichés admis.

Nous goutons Pozzo Rococo 2010, un rouge de grenache, carignan et syrah dans la lignée de la Compagnie des Papillons, élégant, suave, avec une belle acidité, du fruit mur mais jamais lourd. Le Clot 2009, un pur syrah de 14 ans d'âge, est plus puissant et un peu épicé tout en conservant une texture très velouté.

Belle occasion de voir l'évolution du travail des Monne en goutant un Saint Barth 2004. Assemblage de carignan, syrah et grenache. Le vin est passé par plusieurs phases mais semble s'être assagi maintenant. C'est très fondu, avec un petit nez de grenache qui me plait. Toujours la texture soyeuse qui est une constante au Clot de l'Oum (ah, quand les femmes vinifient...).

La beigne c'est leur blanc, la cuvée Cine Panettone 2010. Carignan gris, grenache gris et macabeu. Un vin qui ne ressemble à pas grand chose de connu, si ce n'est un lointain cousinage avec l'Analepse de J.C Comor (sur des vieux carignans blancs).

Le Cine Panettone c'est donc un gout nouveau, une énergie démoniaque, de la tension, du fruit, une minéralité qui nous rapelle la Fleur de Cailloux de J.P Padié à Calce, c'est salin et cela a aussi une sacrée longueur. Beaucoup d'application et d'implication de la vigne au chais.

Il y a un lieu et une patte dans cette quille ! Bravo Dona Lua !

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 17:17

Voilà bien un moment que j’avais pensé ramener deux bouteilles du domaine Gauby chez mes grands-parents, lieu d’adoration de la gastronomie française. Mais dans cette famille où l’on a été élevé avec de grands crus bordelais « l’époque ou on faisait encore du vrai bordeaux » comme disait mon grand-père, il était difficile de mettre à table des régions du sud. Il faut dire que j’avais en face de moi des personnages hauts en couleurs qui ont inculqué en moi cette magnifique qualité qu’est la gourmandise ! Mais revenons à nos moutons ou plutôt à nos bouteilles.

Noel 2011, je franchis le cap. Départ de Paris : dans les valises se sont glissées un Muntada et un Coume Gineste de 2008 de Gérard Gauby. Bien sur ces pauvres bouteilles esseulées ont emporté avec elles des truffes Mogador de chez Pierre Hermé et bien sur, bien sur, une montagne de macarons, tous aussi colorés et pailletés les uns que les autres du même pâtissier gourmand !!!

Nous voici donc à table, à LA table, déjeuner de Noel donc, ou la nappe a disparu sous le service en argenterie, les verres « pour les grandes occasions », les assiettes du même acabit, les papiers cadeaux, les amuses bouches de ma grand-mère et et et… un Coume Gineste carafé depuis 2 heures déjà. Je vois déjà l’œil avisé de mon grand-père, aussi curieux et gourmand que moi (oui, l’éducation a bien fonctionnée) sur cette carafe à la robe paille, brillante. Il est temps de le servir. Et là, la magie opère…

Nous voici tous transportés à côté de Calce, autour des sources, au fond des vallons inaccessibles, sur les petits chemins de genêts et les vignes éparses. Le vin dégage des arômes de fruits frais, d’ananas, d’agrumes confits et même quelques notes de miel. En bouche, une finesse, une élégance, une recherche de la perfection. Un équilibre parfait, avec une belle minéralité qui se termine par une très légère amertume. On ne voyage pas seulement dans cette région des côtes catalanes, on voyage aussi dans le temps. Ma grand-mère a un souvenir immédiat qui lui revient, 50 ans auparavant, du vin de son grand-père à elle, qui travaillait sa vigne sans engrais, sans produits chimiques, à la « va comme j’te pousse » plus précisément. Je n’ai encore jamais dégusté un vin aussi sublime que celui-ci, qui me marque autant.

La table est unanime, le vigneron travaille avec une haute exigence ses vins qui du coup, le sont tout autant. Le déjeuner continue, nous voici arrivés au plat.

Je ne suis déjà plus sur d’avoir très faim et pourtant l’agneau de lait à la truffe appelle à se damner… tant pis, qu’il en soit ainsi !

Les petits chaussons aux marrons courent sur la table et se jettent dans nos assiettes. Nous voici arrivés au moment de déguster la Muntada 2008, qui patiente sagement depuis 4 heures dans sa carafe.

Cet assemblage de cépages (Grenache noir et Carignan vieux de 120 ans) nous fait déjà rêver. Il présente une robe concentrée, cerise, un peu austère, qui laisse présager de bons augures. Le nez est minéral, frais et en bouche, immédiatement, une chair monumentale, encore un petit peu rêche ; une puissance contenue avec une bonne longueur. Un vin qui d’après les aînés mérite encore quelques années de garde pour que les tanins se fondent encore et deviennent plus soyeux. Bref, un sans faute pour ce grand domaine. Un vigneron qui a su mettre tout le monde d’accord : voilà bien longtemps que nous n’avions pas déguster d’aussi belles choses.

Ravi, j’interrogeais alors mon grand-père, fier d’avoir surpris ce grand homme et son palais gustatif avec des vins du Roussillon ! J’eu alors droit à : « il faut parfois savoir mettre de l’eau dans son vin Môssieu », avec un grand sourire complice… Merci Gérard Gauby !

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 08:15

http://youtu.be/8DHLZPSGawo

 

 

 

On a envie de faire se courses avec lui...

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 08:14

Enfant je passai un mois de vacances chez mon arrière-grand-mère à Mers Les Bains. Une station balnéaire au charme désuet des premiers bains de mer du début du XIXème.

 

mers

 

Avec mon arrière grand-mère -Mèmère Véroux-, nous avions des habitudes pour les courses. Le mercredi nous achetions du poisson à une femme de pêcheur que la vie avait tellement cabossée qu'elle me faisait penser à une sorcière. Elle vendait -entre autres- des soles que Mèmere Véroux préparait pochée avec une petite réduction de crème et du persil. Nous achetions la crème de couleur jaune et le lait à la ferme de la rue André Dumont, la rue qui montait vers la falaise, et pour le persil, Mèmère Véroux disait qu'il fallait en manger tous les jours pour vivre jusqu'à cent ans. Elle n'a pas pu vérifier sa théorie à deux ans près. Le dimanche on allait jusqu'au Tréport, la ville voisine, et on achetait des bouchées à la reine au ris de veau chez le charcutier.

Nous en profitions pour prendre des mille feuilles à la pâtisserie dont c'était la spécialité et qui en portait le nom, pâtisserie "au mille feuilles".

Mais à 5 ans, le jour que je préférais, celui que j'attendais en me renseignant sur la façon dont s'organisait les jours de la semaine, c'était le jeudi. Car le jeudi, Berthe, la boulangère de la minuscule boulangerie de la rue Dumont préparait des flans tartelette. Il fallait les réserver au moins la veille, et c'est ce que nous faisions. C'était des flans fait avec les œufs et le lait de la ferme en face.

Je commençais par manger la peau qui avait cloqué à la cuisson. Elle avait un petit gout de brulé-caramélisé. Puis je mangeais la pâte tout autour. Et enfin je me délectais du flan à proprement parlé, il était moelleux, crémeux, fondant. Je finissais en récupérant les miettes de pâte en appuyant dessus avec mon index.

 

printemps-2013 3809

 

Cet après-midi j'étais en avance à un rendez-vous et je suis entré chez Dalloyau car j'y avais vu des flans tartelette. Sans être l'égal du souvenir que j'ai des flans de Berthe, ce sont des flans d'un bon niveau fait sans "poudre", avec les ingrédients had hoc. C'est si rare dans les boulangeries-patisserie de Paname de nos jours où les flans y sont si souvent tristes, mous, voire visqueux. Le flan Dalloyau était si bon qu'il a réveillé en moi le doux souvenir des flans de Berthe.

Guillaume du site du "Morgon dans les veines" que nous apprécions tout particulièrement ici, a une rubrique qui se nomme "petit luxe anti-crise" qui fait l'éloge de produits d'exception pour quelques euros. Mon luxe anti-crise du jour c'était de flan tartelette de chez Dalloyau, une floppée de chouettes souvenirs pour 3,70€

 

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 15:02

2012, l’année des élections pinardentielles ! Si chaque vin était un candidat, pour lequel voteriez-vous ? C’est le thème de ces ''Vendredis du Vin'', 43ème mandat. Présidence du Vindicateur.

 


Un Programme "Pinard" de Mesures Drastiques d'incitation à la débouche

Je voterai bien pour un Président qui pour faire des éconocrocs fusionnerait les ministères des Sports avec l'agriculture, cela pourrait donner cela :

Pour la Justice, un garde des Sceaux qui ne mégoterait pas , à l'image de cette proposition du

Cercle (des initiés en vins nature) Rouge à Angers (49) :

Dans les moments difficiles, il faudra que le futur meneur soit capable de nous emmener vers le Beryl Rouge (de Joël Courtault) pour s'oublier un peu et sans faillir.

 

Le Chemin sera long, mais nous suivrons La Chaussée Rouge, un 100% Cabernet de la Grange Aux Belles...

Ete-2011 2405

 

 

 

... avec en ligne de mire l'Etoile (Nedjma en arabe) de Gilles Azzoni

Mai-11 2231

 

 

Je propose Rico comme Conseiller Spécial, histoire de remplacer la notion de PNB par celle de "coefficient de picolabilité"

 

Et puis, si l'on pouvait enfin passer d'une époque Bling-bling à une époque Glou-Glou, avec un Ministre des Affaires Sociales qui dirait : "Vous ne pouvez pas tous rouler en Roll's, certes, et alors ? Buvez en !

La Coquille, Patrick Rols, vin de Pays de l'Aveyron, Merlot Syrah très nature

 

 

 

 

Et pour finir, la jolie formule d'un exilé poétique volontaire sur la Montagne de Sainte Baume qui, en parlant de son parcours de collaborateur d'animal politique à vigneron dit :

"Je suis passé du vain au vin"

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 22:51

Je dois l'avouer, j'ai une aversion pour les vins du nouveau Monde. Souvent trop "techno". Mais un vin chilien à la Dive Bouteille, obligatoirement cela attire. Louis Antoine Luyt élevé à l'école Lapierre s'installe avec son cousin en 2006 dans la vallée du Maule au Chili, à Cauquenes dans le centre du pays. Il achète des raisins à ses voisins et vinifie en nature pour son domaine Le Clos Ouvert.

En février 2010 un terrible terremoto d'une puissance de 8,8 sur l'échelle de Richter endommage gravement son outil de travail.

A force de boulot et malgré 75% de la production perdue, Louis-Antoine, têtu comme un malouin, sauve son Domaine. Vous voulez l'aider : achetez et buvez ses quilles.

Ce soir j'ouvre un Carignan Empedrado, un carignan franc de pied très différent de ce que l'on connait du Languedoc, il faut imaginer un carignan qui pinoterait.

 

Ca gazouille, c'est frais, c'est gourmand. Le coefficient de picolabilité atteint un 8,8 sur l'échelle ouverte de Rico.

 

L'épaulé-jeté, le geste qui sauve les vignerons

Plus que jamais apprenez le geste qui sauve un vigneron, buvez les quilles de Louis Antoine, car un gars qui écrit "boisson Collective de luxe" sur ces bouchons ne peut être qu'un vigneron à découvrir.

 

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 08:54

Un prof d'histoire qui ne veut pas passer à côté de sa passion et le monde du vin récupère un surdoué avec de grosses convictions. Nicolas Renaud s'est installé à la fraiche trentaine à Rochefort du Gard. Il est passé avant au Domaine de la Vieille Julienne à Chateauneuf histoire de se faire la main. Proximité géographique et philosophique, il est pote avec Eric Pfifferling. Et comme dit Camdeborde, "il y a pire comme parrains pour débuter dans le vin".

Le domaine de 17 ha est en biodynamie car pour Nicolas "respecter la nature c'est se respecter soi-même". Il s'en occupe seul, sauf pour les vendanges. Il a dès ses débuts, une lecture claire de ses vignes et de ses sols, vision qu'il traduit dans une vinification simple et naturelle mais très réfléchie. Après 4 années passées a amener une partie de la vendange à la cave coopérative, en 2010 Nicolas vinifie la totalité de ses raisins.

On commence par gouter un blanc, les Grillons, puissant, avec une final d'épices tout en finesse pour un vin de ce prix (environ 7€ au domaine).

La beigne de la dégustation c'est la cuvée 1901 issue de vignes de bourboulenc plantées en ...1901 ! A part quelques rares exceptions (massif de La Clape) il n'est pas courant de boire des vins issus uniquement de bourboulenc. Comme l'Analepse de Comor, on a l'impression de boire un vin au gout d'avant. Beaucoup de fraicheur, légèrement acidulé, le vin est très long en bouche, épicé, gras juste ce qu'il faut, je dirais plutot une certaine ampleur. Finesse et minéralité, mais pas pour frimer, plutot pour taper dedans, en boire et en reboire. Mais aussi une quille qui peut faire face à beaucoup plat sur une table.

Le Gard est un pays de grenache noir, et Nicolas sait en tirer le meilleur parti. Les Terres Blanches, grenache et carignan passés par un petit élevage, sur un fruit bien mené à maturité est un vin avec du corps et de la densité. La texture parait légère et fluide, je pense que cela est du à la sensation de fraicheur et d'élégance qui domine. C'est d'ailleurs une constante sur tous les vins de Nicolas Renaud, beaucoup de finesse et de fraicheur au service d'un gros coefficient de picolabilité. Ce sont aussi des vins que vont adoptés les cuistots de tables dignes de ce nom pour leur cotés "ciselés sans frime".

Après Pfifferling, le Gard nous donne un nouveau surdoué, Nicolas Renaud du Clos des Grillons.

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 23:21

Qu'est ce que qui pousse un ancien de Sciences-Po, brillant collaborateur d'un animal politique, à venir s'installer sur les hauteurs de la Sainte Baume ? S'installer au bout du Chemin de la Persévérance ressemblait un peu à s'installer au bout du chemin d'un certain monde, non ? C'était l'unité de lieu d'une transformation animée par une nécessaire "envie d'être de quelque part, de s'enraciner", d'avoir une relation franche, simple et sincère aux choses, aux autres, et à la nature. La nature justement, qui a imposé l'unité de temps à la nouvelle vie du néo-paysan.

Pas toujours évident de passer en moins d'une décennie "du vain au vin". Mais lorsque l'on choisit Terres Promises comme nom de domaine et qu'il est situé Chemin de la Persévérance, c'est presque impossible de botter en touche. Voilà donc Jean-Christophe qui s'amuse le plus sérieusement du monde à tenter un tas d'expériences autour de ses vignes et ses vins, tout en donnant une identité forte à chacune de ses cuvées. Pas seulement dans les noms de cuvée inspirés par son amour des belles lettres, mais surtout par leur coté terrien et charnel. L'Analepse, -le retour en arrière, le flash-back-, sur une majorité de carignans blancs épaulés par des clairet, assez rares car arrachés pour cause de sortie des AOC est un vin au gout d'avant. A bouche que veux tu, -autant comme autant-, rolle et ugny blanc, fruité, épicé, généreux. L'apostrophe est un joli rosé vineux et gourmand à base de grenache, cinsault et carignan. Avec des carignans de plus de 60 ans, Jean-Christophe fabrique l'Antidote (à nos poisons quotidiens...), cette cuvée en semi carbo est très nature et pleine d'énergie. La Chance, (il lui en a fallu aussi un peu pour être là aujourdhui) est le nom d'une parcelle qui donne un vin plus souple et plus fondu. Avec des carignans et des mourvèdres agés de 20 à 50 ans sur des petits rendements (20 hl/ha), Jean-Christophe Comor à mis au point un "macho au coeur tendre" : l'Abracadabrantesque, pas celui de Jacques, mais celui d'Arthur (Ô flots abracadabrantesques, Prenez mon cœur, qu'il soit sauvé ! Rimbaud). Evidemment, le vin est lié à ses origines.

Maintenant qu'il est devenu de quelque part, il lui était bien naturel de faire un vin qui serait "une femme méditerranéenne, avec une taille fine et des épaules larges". Caractère et austérité prometteuse, c'est l'Amourvèdre !

 

Aux Terres Promises, vous pourrez vous enivrez, de vin ou de poésie, à votre guise.

 

Les Terres Promises sous la neige (© photo JC Comor)

terresproneige

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 22:39

Je tombe sur une photo de l'équipe de la Cave des Arceaux à Montpellier. Comme la photo s'y prète, j'ai l'envie de lui passer un effet sépia.

Mais il n'y a pas que l'effet qui est d'un autre temps, la façon dont bosse le taulier -Fred Jeanjean- aussi. Je m'explique. Fred est d'abord un fin connaisseur des vins de sa région. On trouve chez lui des introuvables languedociennes. Pas une seule boutrolle qu'il ne défende. Il est passionné par le travail des vignerons qu'il représente. Ils ont ensemble des liens de respect et d'amitiés forts, et l'on retrouve cela dans les vins et la façon discrète et sincère qu'à Fred de les défendre. Pas de marketing, mais une démarche de coeur et de coup de coeur dans une relation économique et commerciale juste pour tous les acteurs, vigneron, caviste et buveur. Fred ayant un gros capital sympathie, il est fort probable qu'en allant acheter de quoi boire vous reveniez avec une quille originale et un pote de plus. Aller à la cave des Arceaux, c'est une incitation à la débouche, c'est visiter un marchand de plaisir, un marchand de bonheur.

 

La Cave des Arceaux

7, rue Marioge 34000 Montpellier

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