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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 10:33

J'ai eu la chance d'être présent quand Pierre du Domaine Bernhard et Riebel, fils de Cecile Riebel et de Robert Bernhard, est venu nous faire gouter ses vins.

Comme tous les alsaciens, il est extrêmement sensible aux différents terroirs de son domaine et privilégie les sélections parcellaires, même micro-parcellaires.

Nous avons eu le bonheur de goûter un Riesling Rittersberg millésime 2003, qui gardait encore une incroyable fraîcheur pour ce vin produit une année de canicule. Les sols de mica lui donne une incroyable minéralité.

Nous avons également gouté un Riesling Coteaux du Haut Koenisbourg, très typé, très marqué, très puissant. Ce 2009 peut sûrement attendre quelques années. Nous non !

 

La cave du Fumoir est décidément un lieu de rencontre. A peine avions nous commencé à gouter les "Alsaces" que Jean Sébastien Marionnet, fils d'Henry Marionnet du  Domaine de la Charmoise venait se joindre à nous. Toujours aussi élégant, Jean-Sébastien, gentleman farmer ligérien allait nous faire partager sa passion pour ses vignes et les vins qu'ils en tire.

Qu'on ne s'y trompe pas, sous la passion de Jean-Sébastien, il y a beaucoup de technique, de curiosité et d'amitié. Ce qui lui permet de produire -entre autres bonnes choses- un incroyable canon de copain sur le fruit, sans aucun soufre ajouté, une quille totalement glou-glou, d'une picolabilité de 9,5 sur l'echelle du Rico qui en compte 10.

Tri manuel exigeant, issu d'une carbo, le Touraine Gamay est léger et réjouissant. Le vin est droit, impeccable et joyeux. Un petit moment de bonheur.

 

Automne 2809

 

On se demande bien pourquoi les bistrots "nature" qui fleurissent ne l'ont pas plus adopté, car le flacon joue dans la même division que ceux de la Grange aux Belles, du Domaine de l'R, et tant d'autres.

Ne me dites que c'est à cause de la sage étiquette, ce serait ballot....

Déja goûté mais toujours aussi apprécié, la cuvée Vinifera. Un Gamay franc de pied préphylloxérique qui est déjà en soi une rareté. Mais ce ne serait pas suffisant pour satisfaire notre "jardinier". Il ne suffit pas d'avoir les bonnes peintures pour produire un tableau. Un concentré d'arômes de fruit (cerises noires bien mures) et beaucoup de fraîcheur. On boit avec félicité un morceau de notre histoire viticole.

Jean-Sébastien nous tient en haleine en nous parlant de la plus vieille vigne de France, une parcelle de romorantin plantée en 1850, la parcelle des Cailloux*, qu'il a utilisé pour une sélection massale, qu'il nous fera déguster lors de notre prochaine rencontre.

C'est quand ????

*(Un vin existe issu de la parcelle initiale de 0,36 ha, le Provignage, 1500 bouteilles les bonnes années).

 

Olivier Pithon. L'animal se fait rare à la capitale. Il préfère ses paysages de la vallée de l'Agly. Autant vous dire que l'on était ravi de rencontrer enfin l'homme qui se cache derrière les Laïs, Pilou, D18 et le Clot. Un gars qui fait de tels vins nous intrigue.

Frère de Jo Pithon qui a beaucoup fait pour les vins ligériens, Olivier, lui, s'est installé dans le Roussillon, à Calce (patrie de Gérad Gauby et Jean-Philippe Padié). Un peu parce que le foncier y était abordable, et beaucoup parce qu'il semble qu'il soit tombé amoureux du coin. Depuis le 3 janvier 2001, jour de ses premières tailles, il a beaucoup bossé. Il a replanté certaines parcelles, est passé de la chimie à la biodynamie, a racheté d'autres parcelles (Le Clot, incroyable vin qui n'existe qu'en magnum, issu de très vieux carignans de 110 ans destinés à l'arrachage qu'Olivier a sauvé).

Avec les Laïs rouge et blanc on est en terrain connu puisqu'on les pratique avec le même plaisir depuis un bon moment.

Le Rouge 2008 est très frais avec une final sur le fruit tout en douceur. Le léger élevage commence à se fondre et les tanins sont assez fins. Le Blanc 2010, grenaches gris et blancs, maccabeu, est sur les épices, frais, un léger côté oxydatif (du au Maccabeu ?) vient donner un côté polisson au vin. C'est un grand blanc, fait pour durer.

 

  Olivier et son ami Laurent de l'Epicurvin

Automne 2793

 

Le Pilou, issu de vieux carignans de plus de 100 ans est une dentelle, du travail d'orfèvre. Des tanins très fins et un fruit élégant, en font un vin d'une très grande noblesse.

Comme on est maudit et pour la 5ème dégustation des vins d'Olivier de l'année, nous ne pourrons pas gouter à la D18, encore absente du plateau ! Il va falloir que l'on se déplace !

Un petit rappel sur la FANTASTIQUE cuvée Le Clôt, à lire ici.

 

Olivier repart à Calce. Du travail l'attend. Il va replanter : "si on veut que mes petits-enfants fassent du Pilou, il faut que je leur plante des vignes".

 

Alors, le vin, une histoire de famille ?

 

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Published by levindescousins.over-blog.com - dans Dégustations-Salons
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